Une histoire de cohérence et de sens : comment le Groupe Damartex œuvre au bien-vieillir des seniors

Dès 2013, l’entreprise s’attache à développer une démarche d’achats responsables avant de travailler, plus globalement, sur ses différents impacts : suppression du plastique lorsque cela est possible, innovations produits, incorporation de matières recyclées... Sans oublier sa cible principale : les seniors. Le groupe s’engage ainsi, via sa Fondation, à développer le bien-vieillir. Rencontre avec Joséphine Biernacki, Directrice RSE de Damartex et directrice de la Fondation ON SENIORS’SIDE.

Plus qu’une marque s’adressant aux seniors, c’est tout un écosystème en faveur de leur bien-être que déploie depuis plusieurs années le groupe Damartex. Celui-ci opère aujourd’hui autour de trois grandes activités : le textile, qui représente 70 % de son chiffre d’affaires et qui comprend des marques comme Damart ou Xandres, l’équipement maison et lifestyle, et les prestations de santé et de maintien à domicile. Ce bien-être se traduit tout d’abord par la qualité et la durabilité des matières utilisées. « Chez nous, un produit responsable comprend au moins 30 % de matières recyclées, et il bénéficie de labels comme Oeko-Tex®. Nous sommes vigilants quant à nos sources d’approvisionnement, et au mix énergétique opéré » explique Joséphine Biernacki, Directrice RSE de Damartex et directrice de la Fondation ON SENIORS’SIDE. « Nous avons supprimé les emballages plastiques unitaires lorsque cela était possible, en les remplaçant par du carton, du papier ou une bague qui servent à indiquer des informations comme le code-barre. Nous proposons également un service de réparation à nos clients. Notre marque Xandres propose de la seconde main et de la location par exemple. Enfin, nous avons fait évoluer nos recommandations d’entretien et de lavage auprès de notre clientèle, en les invitant à laver à 30 ou 40 degrés ».

Et le groupe s’attaque aujourd’hui à un autre gros sujet : la récupération et la valorisation de ses chutes de production. « Ce déchet n’en est pas un puisque c’est du thermolactyl : nous travaillons donc sur ces chutes pour en refaire un fil qui puisse garantir la même qualité. Notre service R&D a beaucoup travaillé sur ce sujet. Nous développons actuellement plusieurs applications visant à réintégrer les chutes de Thermolactyl dans de nouveaux produits. Mais ce sont des produits qui ont souvent vécu, et nous n’avons pas toujours la composition. Notre enjeu est de garantir la même qualité de produit avec ce fil recyclé » précise Joséphine Biernacki. L’entreprise se veut exemplaire et s’en donne les moyens. Dans son usine tunisienne, une personne est dédiée aux sujets environnementaux. Le site fabrique la matière, envoyée ensuite auprès de confectionneurs et de teinturiers avant de revenir à l’usine. Ici, les principes liés à la norme ISO sont appliqués, et le site est régulièrement audité. « Cela nous permet d’avoir la traçabilité de nos produits. Le recours au plastique a été fortement limité, les produits étant majoritairement conditionnés dans des emballages carton. Le transport ferroviaire est ensuite privilégié » ajoute Joséphine Biernacki. Au-delà des actions menées sur les produits et les emballages, le groupe poursuit la structuration de sa démarche ESG afin d'intégrer durablement les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance dans l'ensemble de ses activités.

Changer le regard de la société sur les seniors

Cet engagement prend racine en 2013 : à l’époque, l’entreprise se lance dans une démarche d’achats responsables. Joséphine Biernacki, acheteuse à l’époque, prend alors en main toute la dimension RSE de l’entreprise. « Notre ambition est de faire converger performance économique, impact social et réponse aux enjeux du vieillissement de la population. C’est cette recherche de cohérence qui guide notre démarche RSE depuis plus de dix ans ». Capitalisant sur les actions mises en œuvre dans les différentes filiales du groupe, l’entreprise crée en 2019 sa Fondation ON SENIORS’SIDE. « Plus exactement, cette fondation a été cocréée. Toutes nos filiales faisaient du mécénat, mais de manière très individuelle. Nous les avons donc toutes réunies lors d’une journée d’intelligence collective pour établir notre mission ». La Fondation a aujourd’hui pour objet d’« Agir pour changer le regard de la société sur les seniors et soutenir des initiatives qui contribuent au bien-vieillir » et elle se déploie autour de trois axes : permettre aux seniors de rester actifs, lutter contre l’isolement via l’intergénérationnel et soutenir les aidants. Chaque projet est, d’ailleurs, parrainé par un collaborateur de l’entreprise.

Mais au-delà du soutien financier, ce sont de véritables liens qui sont tissés avec les associations soutenues. L’entreprise ouvre, par exemple, ses locaux une fois par semaine pour des cours de sport et finance, en parallèle, le poste du coach sportif. « Nous avons également soutenu une association qui s’appelle « Ce qui compte vraiment » et son projet « Chaque histoire compte vraiment ». Il s’agit de mettre en œuvre un partenariat entre un EHPAD et un lycée et de constituer des binômes étudiant/senior. Le duo se rencontre pendant 6 mois, chaque semaine, et le but est de réaliser un ouvrage sur la vie du senior. Une dizaine d’exemplaires sont édités par histoire. Au-delà du soutien financier, nous avons mis l’association en lien avec l’un de nos imprimeurs afin qu’elle puisse bénéficier de tarifs préférentiels ». La Fondation compte aujourd’hui 80 000 bénéficiaires et 750 000 euros redistribués. Et si le groupe s’attache à travailler sur le bien-vieillir de ses clients, il n’en oublie pas pour autant ses collaborateurs, notamment via une charte d’engagement qui couvre de nombreux sujets, comme l’aidance par exemple. Décidément, une histoire de sens et de cohérence.