L’établissement a fait appel à Réseau Alliances afin de travailler sur la priorisation des actions de développement durable et de responsabilité sociétale (DDRS) par ses parties prenantes. Dans ce cadre, une matrice de matérialité, mobilisant des personnels, des étudiants, des alumni, des entreprises et des pairs, a été réalisée. Rencontre avec Perrine Leborgne, chargée de mission Développement Durable et Responsabilité Sociétale.
Institut d’enseignement supérieur public, fort de quatre écoles et de sept laboratoires de recherche, Centrale Lille Institut est depuis longtemps engagé dans une démarche de transition. De nombreuses actions étaient mises en place, sans pour autant être totalement formalisées. La réalisation d’un schéma directeur de l’établissement a été une opportunité pour améliorer la structuration de la démarche et la projeter sur les 5 prochaines années. « Nous nous sommes appuyés sur le référentiel du label DDRS qui est utilisé spécifiquement par les établissements d’enseignement supérieur. Il est complet et permet d’adresser tous les enjeux et les actions associées aux 5 domaines des établissements d’enseignement supérieur : stratégie et gouvernance, enseignement et formation, recherche et innovation, environnement, politique sociale et sociétale. C’est un très bon guide pour travailler » explique Perrine Leborgne. En parallèle du schéma directeur, l’établissement s’appuie sur un plan stratégique plus global. « En 2023, nous avons changé de gouvernance, avec l’ambition de nous doter d’une stratégie à horizon 2035. Celle-ci intègre les questions de transition et de développement durable, et donc, de fait les différents items abordés dans le schéma directeur ».
Centrale Lille Institut a sollicité Réseau Alliances pour un accompagnement individuel visant à hiérarchiser les actions de son schéma directeur. « Nous disposions déjà d’une base de travail très riche et complète. Le schéma directeur compte 51 actions à réaliser en 5 ans, nous avions donc besoin de recueillir l’avis de nos parties prenantes pour identifier celles qui leur semblaient prioritaires. Nous avons donc opté pour une matrice de matérialité. Avec Lucile Janssoone, nous avons travaillé sur un atelier sur mesure en mobilisant des représentants de nos parties prenantes internes et externes » souligne Perrine Leborgne. Un atelier participatif a ainsi été proposé, où, après un rappel des enjeux et de ce qu’est un schéma directeur, les participants ont pu travailler en petits groupes sur les actions à prioriser. « Nous avons pu challenger ces actions, les approfondir, en repêcher certaines. L’accompagnement proposé était très pragmatique, plein de bon sens et dans un esprit positif et professionnel. J’ai vraiment apprécié l’expertise de Lucile qui a su à la fois démêler les problématiques et proposer des conseils adaptés sur le format et la durée de l’atelier. Cela donne aussi de la légitimité à la démarche que d’être en coanimation avec un expert externe » ajoute Perrine Leborgne.
Depuis la fin de l’accompagnement, l’établissement a fait valider le schéma directeur auprès des différentes instances. Il a été adopté en mars 2026 par le Conseil d’Administration. « L’étape suivante est de recommuniquer et de travailler sur son appropriation. Nous organisons des amphis ouverts aux personnels et aux élèves pour présenter et expliquer le document. Nous travaillons également sur des supports de communication ». Le schéma directeur entre aussi dans une phase plus opérationnelle avec la poursuite des actions engagées et le lancement de nouveaux chantiers : « Il y a beaucoup de sujets adressés : la formation, la gouvernance, l’environnement, l’accompagnement des élèves pendant leur scolarité, de leur arrivée à leur insertion professionnelle, l’ouverture sociale et la féminisation des recrutements … ». Un beau travail qui entre désormais dans une nouvelle phase d’appropriation et de mise en action.
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